jeudi 7 mars 2013
lundi 4 mars 2013
colliers
Voici quatre modèles différents tant par le schéma que par les couleurs et par les matériaux utilisés. Le deuxième se distingue par la finesse du fil qui permet de développer les détails, alors que les trois autres créent peut-être plus d'effet une fois portés.
bracelets
Les deux premiers bracelets sont confectionnés à partir du même schéma, seul le choix des couleurs est différent.
Le troisième est plus simple mais c'est un peu un clin d'oeil au bracelet brésilien de mon enfance
Ciel, mes bijoux !
Aujourd'hui, je consacre une nouvelle rubrique à la création de bijoux que j'ai commencé à exercer à l'adolescence. J'ai toujours été attirée par ce qui brille (seulement au propre^^) et par les belles couleurs, c'est donc naturellement que je me suis orientée vers l'utilisation du fil métallique et des perles. Cela m'offrait des possibilités intéressantes même si aujourd'hui, il semblerait que la grande mode du fimo les ait un peu détrônées auprès de nombre d'artisans. Je choisis uniquement de travailler à partir de perles en verre, que je trouve largement suffisantes pour obtenir des résultats hauts en couleurs. J'en profite pour vous informer que tous les modèles présentés existent en différents coloris, mais j'ai préféré faire une sélection pour vous donnet une idée. Je vous laisse en juger !
vendredi 1 mars 2013
Plaid
Aujourd’hui, je voudrais vous faire découvrir le groupe
électro Plaid, alors appuyez sur "play" !
Dans le genre, ils mettent au point une musique vraiment riche
et variée. J’aurais pu choisir n’importe quel morceau de n’importe quel album
car je les aime tous. Cependant, j’ai trouvé opportun de mettre le doigt sur 35 summers, extrait de l'album Scintilli, paru en 2011. Avec african woods par exemple, il m’invitait à
introduire la question de la reproduction du réel dans l’art. Tout un
programme !
Alors, sans vouloir imposer ma perception, en écoutant ce
morceau les yeux fermés, vous allez peut-être tout comme moi vous sentir
doucement immergés dans une grotte glacée en période de fonte où les gouttes
d’eau perlent au bout de nombreuses stalactites.
J’ai tendance à trouver la musique supérieure aux autres
arts car l’harmonie ne prend pas pour modèle le réel : elle est vraiment
abstraite et sans concurrence. Même dans les 4 saisons, Vivaldi crée des
correspondances avec des sonorités issues du réel mais il n’existe pas de
composition similaire.
Vous me direz, il est loin le temps où Baudelaire version
critique d’art s’indignait du succès de la photographie, qui allait imposer une
vulgaire reproduction bête et méchante du réel dans l’art. Depuis, les
plasticiens de tous domaines ont démontré qu’il n’en était pas question.
Le problème c’est que je vois strictement avec les mêmes
yeux les tableaux purement abstraits pour ne citer qu’un genre et les paysages
grandioses de montagne que j’affectionne tant. Et là, si l’on cherche l’effet
du visible, il n’y a pas photo, c’est le cas de le dire ! Cela
justifierait donc les pratiques contemporaines qui n’ont pas pour fin un
résultat esthétique au sens traditionnel du terme. Je ne parle même pas des
pratiques mimétiques qui encore aujourd’hui, séduisent de nombreux adeptes.
Mais à quoi sert-il de s’escrimer à produire de pâles copies de dame
nature ?...
…C’est quand même un drôle de discours dans un blog
d’illustration jeunesse, mais voici ma conception : Je revendique une
pratique traditionnelle dans la démarche qui vise à insuffler la vie dans mes
petits personnages, dont l’écart avec le réel est quand même manifeste et
recherché. J’aurai atteint mon but si petits et grands se retrouvent les 2 pieds dans le paysage de
mon âme.
J’en reviens à mon morceau électro : Pourquoi ai-je
donc choisi la seule musique ayant un référent réel, puisque je viens de
dénigrer cette inclination qui précisément ne concerne pas ce domaine? Et bien
parce qu’elle introduit des suites de sons apparemment aléatoires mais qui me
semblent mûrement réfléchis et que l’écart se joue subtilement dans le choix
des sons électro. Ce n’est certes pas nouveau lorsqu’on pense aux bruitistes
italiens du début du XXème, ainsi qu’aux avant-gardistes comme Pierre Schaeffer
mais c’est réactualisé d’une manière habile. On est dans un résultat étrange
mais harmonieux, ce qui peut bien sûr paraître manquer d’audace mais qui est
heureux ! Les 2 peuvent bien coexister.
Maintenant si vous
ouvrez les yeux, le clip vient enrichir la musique d’une nouvelle vision :
marine cette fois-ci. Et il est étonnant de constater qu’une suite de sons
ponctuels, métalliques et rythmiquement désordonnés peut coller si bien avec
des mouvements amortis et si caractéristiques d’un corps drapé et immergé,
accompagné de tentacules et d’effets d’encre.
Si vous avez lu mon
article sur Lescop, où je disais que sa musique m’évoquait une vision mécanisée
du corps, c’est exactement et curieusement le même effet qui s’est produit
quand j’ai vu sur scène la façon déliée de se mouvoir du chanteur. Comme quoi,
l’écart est extensible jusqu’à l’extrême! A méditer !
En résumé, je trouve que la citation
suivante s’applique bien à la musique que vous venez d’écouter :
« Le
miracle de la musique concrète, que je tente de faire ressentir à mon
interlocuteur, c'est qu'au cours des expériences, les choses se mettent à
parler d'elles-mêmes, comme si elles nous apportaient le message d'un monde qui
nous serait inconnu. »
P. Schaeffer
L'Homme-Chataîgne
Ce matin, je me suis réveillée avec l'idée de ce personnage. Je crois qu'elle ne me serait pas venue à l'esprit si je n'avais pas eu connaissance de la magnifique histoire d'Alexandre le gland. Nos lectures font leur chemin lentement mais sûrement. Cependant, j'ai une amorce personnelle en tête et je pense que cet Homme-Châtaigne a du potentiel.
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